Guide en Patagonie

Sur les traces de Saint Exupéry au Magellan

Posted by manuelrodriguezuribe in March 5, 2010

Apres deux mois de fouilles dans le journal local “El Magallanes” de Punta Arenas (fondé en 1896), il apparait que depuis les derniers mois de 1929 sont apparus à la presse régionale, quelques annonces indicatifs de la présence de la compagnie aérienne Latecoere (où travaillent Saint Exupery et Henry Guillaumont) á la région de Magellan, à l’extremité australe du continent américain.

SAINT EXUPÈRY EN AMÉRIQUE DU SUD

Mais, revenons à l’histoire derrière l’histoire.saintexup4

L’année 1927, l’aviateur Latécoère cède ses activités sud-américaines à Marcel Builloux-Lafont alors citoyen français résidant au Brésil. Ce dernier fonde alors la Compagnie générale aéropostale, plus connue sous le nom d’Aéropostale. En octobre 1927, Antoine de Saint-Exupéry fut nommé par Didier Daurat « chef d’aéroplace » à Cap Juby/Tarfaya. Il y restera 18 mois.

Quelles etaient les fonctions de Saint-Exupéry dans la compagnie? Ce titre désigne le poste de chef de relais sur la trajectoire du courrier, chargé de l’accueil des pilotes, de la maintenance des avions, et même parfois du sauvetage de ceux dont les moteurs avaient rendu l’âme avant l’escale.

L’Aéropostale relie bientôt la France à l’Amérique du Sud, après la première traversée de l’Atlantique entre la cote française et l’Argentine par Mermoz. Elle développe  de nombreuses lignes aériennes entre les villes sud-américaines, parfois par-dessus la cordillère des Andes. Les exploits des pilotes, dont Saint Exupèry, repoussant constamment les limites de l’aviation, défiant la brutalité des éléments de la nature, sont indiscutables.

Donc, nous savions d’avance que Saint Exupéry etait venu au sud de l’Amérique en octobre 1929.  Il arrive  à Buenos Aires le 12 octobre 1929 et il restera en Argentine jusqu’au janvier 1931.

Là,  il rejoint Mermoz et Guillaumet en Argentine pour contribuer au développement de la compagnie Aéropostale tout en conservant l’idée d’arriver jusqu’en Patagonie.  Ces voyages vont inspirer Saint Exupèry pour son livre “Vol de nuit”.

LATECOERE EN PATAGONIE

Le premier vol patagonien de Saint Exupèry aurait lieu le 20 octobre 1929, reliant Buenos Aires et Comodoro Rivadavia, avec escales en San Antonio Oeste et Trelew.  Il fairait aussi des vols de réconnaissaance en Terre du Feu argentine.  Chaque vol, généralement de nuit,  durait au moins  18 heures à une vitesse moyenne de 174 km/heure.

Il lui écrira à sa mere des paysages patagoniens: “¡Qué bello país y cómo es de extraordinaria la Cordillera de los Andes! Me encontré a 6500 metros de altitud, en el nacimiento de una tormenta de nieve. Todos los picos lanzaban nieve como volcanes y me parecía que toda la montaña comenzaba a hervir…”

Les premieres traces de la présénce de la ligne française en Patagonie chilienne se trouvent à la fin 1929.

Le premier des annonces apparait le 2 octobre 1929 sous le titre “De Buenos Aires a Francia” et il ajoute: “en 7 dias, llegan las cartas que se despachan con el correo AEREO LATECOERE. La correspondencia aerea que se despacha con el vapor “José Menendez” alcanzará el AVION que sale de Buenos Aires el 19 de octubre proximo llegando a Toulouse (Francia) hacia el 26 del mismo mes.  Cia. Gral. Aeropostal. Lineas Latecoere.” (El Magallanes EM, Punta Arenas, miercoles 2 octubre 1929, p. 5).

Nous sommes en 1929, période du gouvernement du géneral Ibañez au Chili, une dictature pas trop violente avec les étrangers mais si dure avec les chiliens.  Mais Ibañez reste mefiant des argentins et notamment des compagnies aériennes européenes qui essaient de s’installer au Chili (Lufthansa à l’ocassion), et donc depuis 1930 il se met en contact avec les Etats Unis (il etait fortement pro-américain) pour y acheter des avions et créer la première ligne aérienne chilienne.

Tandis cela, la ligne Latecoere continue a relier la Patagonie chilienne avec la France…

Le mercredi 30 octubre apparait un autre annonce  qui dit à la lettre: “Correo Aereo. La correspondencia aérea que se despachará con el vapor “Jose Menendez” alcanzará el AVION que sale de Buenos Aires el 16 de noviembre. Cia. Gral. Aeropostal. Lineas Latecoere.” (EM, 30 octubre 1929, p. 15).

Ses annonces aparaisent au moins chaque 10 ou 15 jours sur la presse locale et de sa lecture résulte que la ligne aérienne de Saint Exupéry, n’avait pas pu arriver directement sur Magellan ou la ville de Punta Arenas, sinon qu’ils ont établi une liaison maritime et aérienne, pour le transport du courier, entre les vapeurs de la compagnie régionale maritime de Jose Menendez (un des grands pionniers de l’elevage du mouton en Patagonie chilienne et argentine), qui partaient chaque 10 jours vers la cote argentine et les avions de l’Aeropostale qui arrivaient à Buenos Aires.

Il est evident que si la ligne aérienne s’est installé avec un bureau pour recevoir la correspondance entre la cote argentine et la ville de Punta Arenas, Saint Exupéry ou Guillaumont ont dû voyager au sud,  soit à Rio Gallegos (derniere ville argentine sur la cote atlantique á l’epoque) soit  à Punta Arenas, pour accorder la liaison “bateau-avion” dont nous faisons réference, avec la compagnie maritime de Jose Menendez.

A la fin  novembre 1929, le journal El Magallanes fait réference au voyage d‘Henry Guillaumont “dans un seul jour”!!! entre Buenos Aires et Santiago, et á l’ocassion des fetes de fin d’année la meme compagnie annonce sur Punta Arenas, que: “Mande felicitaciones de Pascua y Año Nuevo a su familia por correo aéreo.  Aprovechando la salida del vapor Jose Menendez alcanzará el AVION que sale el 21 de diciembre y llega a Europa el 28 del mismo mes. Cia. Gral. AEROPOSTAL. (EM, 4 diciembre 1929, p. 11).

Il est evident que la ligne aérienne essaie de rester attaché aux terres australes.

Deux années aprés,  il publie son second roman “Vol de Nuit”, un immense succès litteraire, dans lequel il évoque ses années en Argentine etses efforts pour le développement des lignes aériennes vers la Patagonie australe. Et en 1930 il se marie avec une latinoaméricaine…C’est dans les salons de l’Alliance Française à Buenos Aires que le français Benjamin Crémieux lui présente Consuelo Suncin Sandoval au chef d’escale de la Compagnie Aéropostale en Argentine, Antoine de Saint Exupéry qu’elle séduit aussitôt par sa personnalité débordante.   Elle est impressionnée par sa carrure et ses aventures,  mais trouve qu’il n’a pas suffisamment écrit.

Mais revenons une fois de plus sur l’année 1929 au Magellan.

Puis dans un article publié le 27 décembre, sous le titre “Es notable el progreso aéreo en Chile”, apparait que la Compagnie Aeropostale Latecoere, fait des voyages reguliers entre Santiago et Paris (“et pays intermediaires” de l’Atlantique, pour ne pas nommer la voisine Argentine…), voyages qui se réalisent en 9 jours, mais, pas de vols directs sur Magellan.

Malgre cela jusqu’a maintenant, aucune trace écrite sur le journal “El Magallanes”, nous mentionne la présence de Saint Exupéry a Punta Arenas.  D’autres sources écrites et des temoignages pourraient peut etre mieux nous eclairer.

Des sources non verifiées encore indiquent aussi que Saint Exupèry serait venu au Magellan, en partant de Rio Gallegos (Argentine) vers Punta Arenas (Chili), mais que son avion aurait dû atterrir- faute d’éssence- à Oasy Harbour, (aujourd’hui San Gregorio) une estancia d’elevage du mouton de 185.000 hectares de pampa patagonienne,  à quelques 125 kilomètres au nord de sa destination,  sur la côte du détroit de Magellan…

En mars 1930, Saint Exupèry commencerá ses voyages entre Bahia Blanca et Rio Gallegos, Argentine.

Antoine de Saint Exupéry au Magellan…je continue à sa recherche…

Manuel Luis Rodríguez U.

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SOURCES ET RÉFÉRENCES.

1.-  Journal El Magallanes, Punta Arenas, Chili, collection 1929.

2.-  Révue Menendez Behety, Punta Arenas, Chili, collection 1929.

3.-  Journal El Comercio, Punta Arenas, Chili, collection 1929-1930.

4.-  Au dela des textes et livres (“Courier Sud”, 1929 et “Vol de Nuit”, 1931) ainsi que lettres où Saint Exupèry fait réference aux voyages en Patagonie, deux articles apparus dans la révue “Marianne” peuvent mieux illustrer son expérience australe: “Le pilote et les forces de la nature” publié en août 1939 et “Escales en Patagonie” publié en novembre 1939.

Comité de réception

Posted by manuelrodriguezuribe in January 11, 2010

pingouins1Ce matin de janvier 2009, nous sommes allés à l’île Magdalena au détroit de Magellan, pour visiter les pinguins.

Et ils etaient devant nous à la plage, en grand comité de reception, pour nous recevoir avec ses cris, avec sa chaleur distante et les touristes etaient ravis.  Ils font partie d’environ 100.000 individus qu’arrivent chaque année depuis les eaux chaudes de l’Atlantique au sud de Sao Paulo, pour poindre et rétourner fin février avec ses petits.

Ils ne vous diront pas bonjour, mais j’en suis sur qu’ils sont si mignons que vous reviendrais les visiter…

Manuel Luis

Une ville en blue

Posted by manuelrodriguezuribe in January 7, 2010

puntaarenaspuertomardonesLa ville de Punta Arenas depuis le ciel.

Lorsque vous arrivez à Punta Arenas par avion, vous verrez ce paysage formidable des montagnes et des cieux blues, devant la détroit de Magellan.

Manuel Luis

Survol de la Terre de Feu

Posted by manuelrodriguezuribe in January 7, 2010

La baie de Porvenir en Terre de Feu

La baie de Porvenir en Terre de Feu

Nous voici en survolant la Terre de Feu.  C’etait en janvier 2008 et nous avons fait un court voyage de 15 minutes entre Punta Arenas et la Terre de Feu chilienne.

En premier, une estancia de la Terre de Feu, puis la ville de Porvenir, la baie et au fond, la presqu’île de Brunswick.

Manuel Luis

Coucher du soleil au détroit de Magellan

Posted by manuelrodriguezuribe in January 6, 2010

Un bateau meurt au détroit de Magellan, sous un coucher du soleil

Un bateau meurt au détroit de Magellan, sous un coucher du soleil

Au milieu de l’apres-midi, les nuages restent dans la morosité du jour.  La lumiere des couleurs du ciel et des vagues s’adonne au fond de l’horizon, dans les profondeurs calmes de la Terre de Feu.

Un vieux bateau meurt devant la plage, s’abandonne aux vagues et à la nuit finnale des temps. 

Le détroit de Magellan s’installe dans le sentiment.

Le soleil peint sa chevelure des rouges etonnantes, et le jour ferme calmement ses yeux avant de s’endormir.  Le froid dort dans la solitude du coeur … chacun entre nous est toujours traversé par un détroit de Magellan du silence.

Manuel Luis

Les baleines… ces enormes baleines…

Posted by manuelrodriguezuribe in January 6, 2010

baleine_a_bosse-e0bae1Amateurs d’inédit, aventuriers de tout bord, ouvrez grands vos yeux et vos oreilles. Je vous propose aujourd’hui de réaliser depuis l’imagination l’un de vos rêves d’enfant, en embarquant pour l’île Carlos Tercero, au détroit de Magellan.

Depuis Punta Arenas, nous rejoindrons un campement scientifique écologique basé sur une île du Parc Marin Francisco Coloane. Nous passerons deux nuits dans des dômes tout confort, isolés du monde extérieur. C’est un régal de pouvoir observer cette faune marine au contact de scientifiques qui nous accompagnent lors de nos excursions. Ici les baleines se comptent par dizaines car le parc est une zone d’alimentation pour ces mammifères.

La découverte du milieu, l’observation et la navigation rythment nos journées. C’est aussi une aventure humaine car nous vivrons en communauté et chacun pourra proposer son aide pour la vie quotidienne.

Manuel Luis

Des glaciers millenaires

Posted by manuelrodriguezuribe in January 6, 2010

Glacier Balmaceda au Parc National Torres del Paine - Chili - 2010

Glacier Balmaceda au Parc National Torres del Paine - Chili - 2010

Le point de depart vers les glaciers au Magellan, c’est Puerto Natales. La ville de Puerto Natales est la porte d´entrée au Parc National Torres del Paine.

Il est certainement l’un des plus beaux parcs d’Amérique. Situées à 2000 mètres au-dessus de la steppe patagonne, les Torres (Tours du Paine) offrent un spectacle vertical et tout en granite d’une rare beauté. Le parc créé en 1959, était occupé par une ancienne estancia spécialisée dans l’élevage de moutons. Il rentre en 1978 dans la réserve de biosphère de l’Unesco et compte de nombreuses espèces de la faune andine comme les nandous, les guanacos et les condors. Le parc, grand de 181 000 hectares est impressionnant de beauté et la variété des paysages est exceptionnelle.

 On passe de vallées verdoyantes et rocheuses à des mers de glace tombant dans des lacs aux eaux cristallines. Le randonneur de tout niveau trouvera évidemment son bonheur dans cet endroit unique. Le voyageur en quête de grands espaces pourra quant à lui s’offrir de belles excursions d’une ou plusieurs journées alternant tours en catamaran, balades à cheval et randonnées le long des lacs millénaires.

Manuel Luis

Je vous invite au royaume du mouton

Posted by manuelrodriguezuribe in January 6, 2010

En Patagonie argentine et chilienne, les grandes steppes ouvertes sont dediées presque completement au mouton, a l’elevage du mouton le long des années.  L’elevage du mouton à commencé historiquement en Patagonie vers les années 1870.

Chaque année, pendant  la saison d’eté les touristes et l’habitant qui se promene dans le monde rural patagonien, peut avoir l’occassion de rencontrer les bergers patagoniens (…”ovejeros”, dans la dénomination chilienne … “gauchos” dans la dénomination argentine…) faisant calmement la transhumance des troupeaux le long des routes, vers les estancias et les travaux saissoniers de la tônte.

 L’esteppe patagonienne a eté découpée en grandes exploitations (“estancias”, en langage patagonien) pour l’elevage du mouton, un elevage extensif d’apres le critère “d’un mouton par hectare“, dont parfois nous retrouvons a coté des routes,  des troupeaux de 10 mil, 2 mil ou même 30 mil animaux.  D’après nos traditions donc, pour nous, une “petite exploitation” rurale patagonienne serait de quelques 10 mil ou 20 mil hectares, une “moyenne exploitation” serait de quelques 30 mil ou 50 mil hectares, tandis qu’une “grande exploitation” serait une estancia de quelques 70 ou 100 mil hectares…

Le guidage des moutons dans les campagnes est realisé par des groupes d’ovejeros avec 3 ou 4 chiens dressés à l’effet.  Nos touristes s’impressionent de voir le berger depuis son cheval siffler aux chiens les ordres pour guider le tropeaux,  en face du vent et du froid…

Encore aujourd’hui, le symbole le plus caracteristique de nos traditions historiques et de notre culture patagonienne, c’est le berger (ovejero) avec son cheval et ses chiens de garde.  La plus part des ouvriers qui travaillent encore dans les estancias patagoniennes viennent depuis la région du Chiloé (au sud du Chili) ou des villages du sud de l’Argentine, et qui traversent les frontières à la recherche du travail.

Nous sommes au mois de novembre, où commencent ses activités et travaux, qui dureront jusqu’au mois de mars.

Au “casque” de l’estancia (axe principal des installations d’administration d’une exploitation rurale et point de ressemblement des travaux), d’autres ouvriers dirigent et selectionent les moutons, pour leur marque, le bain et finnalement la tônte

Une fois réalisée la tônte, les troupeaux retournent à la campagne (les estancias etant divisées en “champs d’ete” et “champs d’hiver”…), et la laine va etre vendue dans les marchés éuropéens (Londres) ou latinoaméricains (Montevideo, Uruguay).

A plusieurs reprises j’ai eu l’occassion de guider des touristes francophones dans les estancias patagoniennes, et ce qui apprecient le plus sont le dressage des chevaux, la tônte des moutons et l’activité des chiens de garde sous les ordres des bergers.

Les agences de tourisme régionale peuvent vous offrir des visites guidées dans le monde fascinant de la campagne patagonienne.

Manuel Luis

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Pour en savoir plus:

http://patbrit.org (page crée par des descendants des colons britaniques venus en Patagonie).

http://www.sernatur.cl (site du Service National de Tourisme, Chili)

http://www.guiaturisticaargentina.com

http://www.patagonia-argentina.com

http://www.patagonia.com.ar

Au debut c’etait la mer

Posted by manuelrodriguezuribe in January 6, 2010

C’est encore un mythe.

Notre détroit de Magellan, au sud du paralèle 52º, reste encore un mythe lointain pour des européens qui vienent nous visiter depuis longtemps.    On peut naviger le détroit de Magellan et rever le souvenir des pirates et corsaires qui l’ont traversé au XVIIême et au XVIIIème siécle.  jbelin-1703

Les premiers navigateurs du détroit de Magellan etaient les indigènes kaweshkar nomades de la mer avec ses pirogues qui, depuis au moins 3.000 ans faisaient ses vagues et ses côtes à la chasse de fruits de mers et des loups marins.

Malheureusement, les navigateurs naturels de la Patagonie australe ont eté décimés aprés l’arrivée des navigateurs blancs… à partir du XVIème et XVIIème siècle.

Depuis le port de Punta Arenas, on peut naviger le détroit vers l’île Magdalena pour visiter un site de pinguins, ou vous pouvez traverser le canal vers la ville de Porvenir,  capitale de l’île de la Terre de Feu chilienne.

L’esprit de Fernao de Magalhaes (le découvreur du détroit en 1520), de Francis Drake, de Lapérouse et tant d’autres navigateurs,  reste encore dans les rafales de vent, dans la pluie glaciale du détroit le plus australe du monde.

Manuel Luis Rodriguez

Punta Arenas, ville capitale de la Patagonie chilienne

Posted by manuelrodriguezuribe in January 6, 2010

Au centre de la ville de Punta Arenas, le monument à Ferdinand de Magellan, le découvreur du détroit de Magellan, préside la place Muñoz Gamero.

Vous venez d’atteindre la ville et port de Punta Arenas, capitale de la région de Magellan au sud du Chili, d’environ 136.000 habitants, est une ville qui se développe à l’image des pioniers europeens et du sud du Chili, venus dès la fin du XIXème siecle, pour créer la richesse à l’elevage du mouton et à la recherche de l’or.

La région de Magellan s’étend sur 1.382.033 kilomètres carrés, et la ville de Punta Arenas, où l’acces y est assuré par voie maritime, aérienne et terrestre.

Nous profitons depuis notre ville d’une vue panoramique du détroit de Magellan et de l’île de la Terre de Feu.  Les touristes apprecient les cieux ouverts d’un bleu profond et les paysages qui changent le long d’un jour.

La navigation à travers de détroit de Magellan se trouve à l’origine de l’essor de la ville et le port de Punta Arenas, depuis les années 1880 et 1890: le commerce, la banque, l’industrie du froid, l’artisanat resultérent dans un developpement culturel et économique d’importance jusqu’a l’ouverture du Canal de Panama (1917) et à la grand crise de 1929.     L’époque pionnière de la Patagonie chilienne et argentine, la période de la richesse dûe à l’elevage du mouton reste encore à Punta Arenas dans le patrimoine et l’architecture historique de la ville.

Détroit de Magellan en face de la ville de Punta Arenas

La ville travaille actuellement pour devenir une capitale touristique de la Patagonie, avec ses musées, son centre historique, ses vues panoramiques du détroit de Magellan, ses sites de pinguins, ses reserves forestières, ses parcs naturels et son histoire riche en aventures et en personnages et pionniers.

La baie de Punta Arenas, parmi le Club des Baies les Plus Belles du Monde, offre une vue singuliere de la mer australe, des paysages patagoniens plats, des esteppes de l’ile de la Terre de Feu, des oiseaux et d’une faune diverse.

La ville a eté crée en 1848 (18 décembre 1848) par des colons chilotes venus de la région de Chiloé au sud du Chili, et jusqu’aux annèes 1860 etait une colonie pénale, mais dès la fin du XIXème siècle grâce à la navigation maritime crée entre Valparaiso et des ports anglais, le passage des bateaux par le détroit (au début deux bateaux par mois) à provoqué l’essor du commerce, l’industrie, l’immigration européene (anglais, écossais, français, espagnols, italiens, portugais, allemands, austro-hongrois…), et la mise en valeur des esteppes patagoniennes pour l’elevage du mouton.

C’etait le point de départ du développement régional.

Manuel Luis

En Patagonie, la nature est encore plus forte que nous

Posted by manuelrodriguezuribe in January 6, 2010

Raymond et Catherine sont venus depuis la Polynésie, ils ont traversé les paraleles interminables de l’ocean Pacifique, pour y arriver en Patagonie. 

Ils sont venus à la recherche de la nature et ils ont trouvé la nature humaine -étendue comme un livre que s’écrit jour par jour-  meme si elle est encore moins forte que les glaciers bleus, que le détroit de Magellan incontournable, que la Terre de Feu ou que la pluie qui tombe inattendue.  Ici on a fait l’enseignement de la lumiere du jour, et la pédagogie des esteppes patagoniennes, on a produit la classe des nuages revoltés et le cours des vents dechirés dans le froid. 

Derriere une estancia il y a des rois fous, des aventuriers de l’histoire et même des pirates du langage

Et puis, si les mots du langage ne nous servent pas pour décrire cette nature déchirée de la fin du monde…on les invente…

Pour quoi les etres humains “tombent” amoureux les uns des autres?  Pourquoi ils “tombent”?  Ils tombent à l’amour depuis oú? Ils tombent… cet a dire, avant de devenir amoureux ils sont dans un certain hauteur duquel ils se precipitent…?  Et bien, pour moi les humains nous ne chutons pas dans l’amour…on se rend amoureux et cet amourement nous déchire chaque instant, nous plonge dans les profondeurs de la joie et nous leve vers les hauteurs des larmes ou vers les nuages des emotions…

Le long du voyage nous avons découvert la valeur des mot et les contours de l’Histoire, et en plus nous nous sommes fait des questions innocentes…du genre… et si Adam et Eve etaient noirs?

Je laisse courir mon imagination et je m’imagine derrière les tours enneigées du Paine patagonien regardant un guanaco vigilant, et moi avec un verre du Chablis et en écoutant l’accent de Toulouse…

C’est vrai aussi que j’ai apris ces jours là, que le monde est divisé en deux:  coté fumeur et coté non-fumeur…  

A la fin de l’horizon il y a toujours un autre soleil qui nous attend, une autre riviere puissante, un autre brin d’apres midi qui ne laisse pas la nuit se coucher. 

Apres ce voyage, il m’est tout à fait évident que l’esprit de la Patagonie provoque un apprivoisement des coeurs et un enchantement des regards.

Soit à Puerto Natales et ses cignes au col noir, soit à Punta Arenas devant le paysage en brique des batiment pioniers, nous avons gouté ensemble le bon pisco-sour de l’amitié, le bon Chardonnay froid de la convivialité et nous l’avons dit au patagon de la place de la ville, que l’esprit chaleureux reviendra toujours en Patagonie et restera dans nos coeurs.

Manuel Luis

Ces condors qui nous survolent

Posted by manuelrodriguezuribe in January 6, 2010

Condors au parc national Torres del Paine - Chili

Condors au parc national Torres del Paine - Chili

C’etait le samedi 26 décembre 2009.  Ce matin nous etions au parc national Torres del Paine, dans la région de Magellan, avec mes touristes français Catherine et Raymond.

D’un coup, on a apperçu un condor qui planaît calmement sur le terrain balloné.  Et puis deux, trois, quatre…

C’etait émouvant.

Le condor appartient à la faune native de la région australe du continent américain et on le trouve même le long de la cordillère des Andes. 

C’est une espèce protégée et il fait partie aussi des armes de la République du Chili.  Depuis l’an 2000 où j’ai commencé a guider des touristes, je constate qu’on apperçoit de plus en plus de condors chaque année dans les montagnes patagoniennes, puisque son principal prédateur -le puma- est aussi en danger de disparaître.

Manuel Luis

Au coeur de la cuisine patagonienne

Posted by manuelrodriguezuribe in January 6, 2010

Nous voici assis á table.

Au Magellan, en Terre de Feu, á Ushuaia ou dans n’importe quel point de l’esteppe patagonienne, vous aurez l’ocassion de vous approcher de notre cuissine.  

Vous etez dans le royaume du mouton et des fruits de mer.  Ici le plat le plus connu c’est le mouton grillé ou au four,  avec des pommes de terre bouillies et des salades froides.  Le parfum du mouton grillé vous accompagnera longtemps, notamment si vous le goutez avec un bon vin chilien, un Cabernet Sauvignon y est fortement conseillé…

Si vous avez l’ocassion de visiter une estancia patagonienne, vous verez directement le mouton au feu lent, et vous sentirez la force naturelle de la cuisine patagonienne, avec les paysans ovejeros ou gauchos qui vous preparent les plats devant vous.

Par contre dns le cadre des restaurants locaux, les fruits de mer reignent depuis longtemps dans la cuisine australe.   Deux plats je peut vous conseiller: d’abord une entrée de king-crab (ou araignée de mer), dite “centolla” en espagnol, avec de la mayonnaise et des salades vertes.  A accompagner absolument avec un Chardonnay froid…

Bon apetit…!!

Manuel Luis

Guide en Patagonie

Posted by manuelrodriguezuribe in January 6, 2010

pampamagallanicaGUIDE EN PATAGONIE se propose comme une page d’experience et de joie de vivre en la région la plus australe du monde, à partir mon expérience comme Guide touristique avec des visiteurs francophones. 

Depuis 10 ans d’activité de Guide je me suis décidé a elaborer un weblog touristique pour vous montrer notre Patagonie australe.

Merci de vos visites.

Manuel Luis

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A la recherche de Saint-Exupéry au Magellan et en Patagonie

Il est évident que les aventuriers restent plus longtemps en vie et en mémoire que le reste des humains. Je me suis mis à la recherche de Saint-Exupéry après plusieurs conversations avec mes "touramis" (touristes et amis) Raymond et Cathy et aussi sur la suggestion de Philipe... et je constate que l'homme s'échape silencieusement des mes fouilles, peut-etre jaloux de ses prérrogatives lointaines et des aventures inconnues dans les cieux les plus australes du monde. Depuis quelques consultations préliminaires, il m'est apparu que "Saint-Exup" est venu au moins deux fois à Punta Arenas fin 1929, juste au moment où l'Aeropostale française voulait éttendre ses voyages vers la Patagonie chilienne...mais aussi, juste au moment oú la ligne germanique Luthansa voulait aussi cet itinéraire extrême. C'est l'instant où l'Etat chilien jaloux des tentatives étrangères de faire présence sur la Patagonie (nous etions en 1929, sous la dictature du général Ibañez) a crée sa propre ligne aérienne, et donc voulait se garder le territoire austral et patagonien pour des avions au drapeau chilien. Est-il venu en mauvais moment au Magellan? Les visites de notre Saint Exupéry ne pouvant se faire sous l'enseigne "Aéropostale" française (l'Etat chilien n'a pas donné l'autorisation pour survoler l'espace aèrien chilien avec un avion sous l'enseigne française), ont dû se faire d'une manière privée avec un avion particulier. Le pilote serait venu deux fois à Punta Arenas á la fin 1929, et je suis à la recherche d'une damme chez laquelle ses grand-parents auraient logé Antoine de S.E. en ville. Mais...je continue à sa recherche...